Le japonais en 3 coups de cuiller à pot

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02 | 13

…ou comment comprendre le japonais avec juste un dictionnaire !

À mon avis, il suffit d’un dico comme tagainijisho, du sens des syllabes de liaison, et des terminaisons de verbe pour tout comprendre.
En voici donc une référence rapide.

Infos capitales !

  • Dans cet article, mettez le pointeur sur les mots en japonais pour avoir leur prononciation et traduction — ce qu’une recherche dans tagainijisho vous fournirait.
  • Les mots en couleur sont facilement retrouvables (de manière comphréhensible) dans le dictionnaire, il n’y a donc aucun besoin de les retenir.

Disclaimer :

L’auteur de cet article est une buse sur les termes de grammaire abscons, mais bon en orthographe. (trouvez une faute dans mon blog ?)
Attendez-vous donc à une approche de la langue sur un style un peu inhabituel, c’est-à-dire à la fois théorique, et sans participes épithètes déponants du subjonctif conjonctif quasi-parfait qui sortent par les yeux.

じゃ、始めましょうか?


1/3 : L’ordre des mots

Le seul truc qui différentie le japonais des autres langues, c’est sa structure.
→ Exactement comme en anglais, tout mot (ou groupe de mots ici) qui est avant un autre mot, le qualifie.
Mais bien plus encore que ça !

On peut trouver le sens d’un mot composé comme ça, et ça servira aussi dès que la phrase atteint une certaine longueur, pour savoir quoi dit quoi sur quoi.


2/3 : Les syllabes de liaison

Ces syllabes indiquent comment associer le truc avant et le truc après.

  • donne le genre, le style : on met son genre/style d’abord, et le truc après.
    Exemple : きれい

  • lie le propriétaire et son truc : le truc après [appartient au/est partie du/est ce dont est fait le] truc avant. S’il n’y a rien après, c’est le contexte dont on parle.
    Si je vous ai perdu : maîtrechien est le cas principal.
    Exemples :
    (mon livre)
    このばか (cet imbécile que je suis) — un peu plus subtil, je suis composé d’un imbécile, dans l’idée.
    どこ? (où est-ce ?) — on demande, à propos du genre qui "compose" truc dont on parle, son emplacement.

  • applique : on met un verbe avant, et ce à quoi on l’applique après.
    Exemples :
    スクリーン見る (regarder [je regarde] l’/un écran)
    人混み歩く (marcher [je marche] dans la foule)

  • concerne : le truc après concerne le truc avant.
    Exemple : 疲れた

  • désigne : le truc après s’applique au truc désigné avant, à l’exclusion de quoi que ce soit d’autre.
    Exemple : それ使った? (qui c'est qui a utilisé ça ?)

  • です / affirme : il se met après un truc pour le poser en affirmation.
    Nous, on utilise le verbe être pour faire ça, et on ne peut pas s’en passer. est un peu moins poli que です.
    Exemple : あなたすごいです。 (tu es formidable)

  • associe.
    Exemples :
    女神… (dieu et déesse… — c’est juste un bout de phrase, ou un titre de bouquin par exemple)
    それそう思う : on associe « je crois » à ce qui est avant : « cela est vrai » : ça donne donc « ça, je pense que c’est vrai. »

  • ajoute / équivaut. Pensez : “aussi bien / autant / aussi”
    Exemples :
    (moi aussi)
    そう思う (je pense aussi ça)
    英語日本語イタリア語できる : un exemple d’accumulation (exhaustif, sinon utiliser deux puis ). Je ne traduis pas, vous avez compris !

  • positionne : le truc après « sur » le truc avant (au sens large).
    Exemples :
    口付けて
    ここいる (« je suis ici »)

  • découle : le truc après découle du truc avant (au sens large), s’effectue dans les conditions annoncées avant . Le plus joli !
    Exemples :
    自分やれ (fai(te)s-le {toi/vous}-même(s)) Note : c’est très malpoli (mais ça en jette).
    ここ待って(い)る (« je suis en train d’attendre ici »)
    ここ待ってください (« attendez ici s’il vous plaît »)

  • questionne : à la fin de la phrase, c’est la syllabe-point-d’interrogation.
    Exemple : ここです。 (« c’est ici ? » — oui, un point à la fin d’une question, vous pouvez mettre '?' aussi)

  • Je n’ai pas tout listé, mais c’est déjà suffisant pour comprendre beaucoup de choses.
    Wikipedia en a une liste bien plus conséquente : http://en.wikipedia.org/wiki/Japanese_particles

Et à partir de ça, on peut même comprendre plein de mots : では, souvent abrégé じゃ, se comprend très bien comme la combinaison de et .


Les syllabes et leur sens, en général

J’aime analyser, dans toutes les langues, les mots par la signication élémentaire de leurs syllabes avec la manière de les associer (cf. partie 0/3 de cet article).

それ et これ indiquent que, en début de mot, = ce (là), et que = ce ([i]ci). ここ et そこ confirment cette analyse, et ça marche absolument beaucoup ailleurs à ma connaissance.
D’ailleurs, on note ici que en fin de mot désigne un endroit, et qu’on le retrouve dans et . L’endroit n’est pas matériel, c’est une position. Le lieu matériel, c’est 場所.

Tout ceci est assez cohérent. Avec de la logique floue, ça marche du tonnerre.
Il est probable que ça ne vous serve à rien.


3/3 : Les terminaisons de verbes

Reconnaître un verbe ?

À sa terminaison.

La forme de base des verbes finit par un « u » quand ils ne sont pas conjugués — ça sert autant qu’en français, la forme non conjuguée.
Mais vous avez remarqué (si vous connaissez, sinon lisez mon article sur les caractères japonais)
…qu’il n’y a pas que qui finit par u, mais aussi notamment , , , , , , , .
Bref… à la prononciation, un verbe finit par u dans la forme de base.

Les terminaisons conjuguées (les plus courantes) :

  • Laisser le verbe de base : pour parler de l’action, tout simplement. Présent / futur.
    Exemple : 見る
    Si aucun contexte n’indique de l’interpréter comme le concept de voir, alors ce sera « je vois ».

  • ます : le présent/futur poli.
    Exemple : 来る来ます
    Sans contexte supplémentaire, ce sera « je viens »

  •  : le passé.
    Exemples :
    使う使った
    行く行った
    言う言った (vous avez remarqué la prononciation, par rapport au précédent ?)
    来る来た (tiens, ku devient ki — rassurez-vous, c’est un des rares cas)

  •  : l’action. On parle ici de quelqu’un qui fait (voire on lui demande), pas de l’idée de faire, comme avec la forme de base.
    Attention : ne confondez pas ceci avec って, qui se met après quelque chose et équivaut à l’entourer de guillemets !
    Exemples :
    笑う笑って (en parlant de って ! Ici c’est pourtant bien la conjugaison !)
    見る見て
    PS : c’est la conjugaison la plus difficile à interpréter — elle repose plus ou moins totalement sur le contexte pour savoir exactement qui fait quoi.

  • ている: l’action continuée (dans la durée). Comme dans le be …ing anglais.
    C’est combinable avec le passé, ça donne いた. Et avec bien d’autres formes.
    Exemples :
    始まる始まっている
    始める始めている
    始める始めていた
    生きる生きている
    ている est abrégeable en てる.

  • L’impératif, en ou souvent. Je rappelle que c’est pas poli, c’est un ordre.
    Exemples :
    行く行け
    見る見ろ

  • …et bien d’autres, pour la liste complète, jetez un coup d’œil au wiktionnaire, qui les a (quasiment ?) tous, par exemple :
    http://fr.wiktionary.org/wiki/Annexe:Conjugaison_en_japonais/見る

アニメ見て

C’est en regardant des anime et en remarquant des mots, puis en vérifiant, que j’ai progressivement amassé ce qui tient en cette petite page.
Étant donné que je regarde des anime d’abord parce que ça me plaît, c’est juste un petit plus de comprendre un peu directement.

Je dirais que le principal avantage est d’être capable de jauger une traduction, pour savoir si ce fansub est en train de vous enfumer ou pas.
À ce propos, je vous recommande les sous-titres de l’équipe UTW si vous comprenez l’anglais.
L’état des sous-titres français étant une catastrophe déplorable à de rares exceptions près (même bien souvent les DVD), je n’en ai aucun à vous recommander, à part les miens.


PS : il y a sûrement des interprétations un peu rapides ici. Mais je crois qu’au moins, c’est ce qui rend cet article accessible aux intéressés mais pas téméraires.
Corrigez-moi dans un commentaire si c’est vraiment trop affreux.

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